Articles in Category: Réflexions

Quand viendra la paix ?

on vendredi, 07 mars 2014. Posted in Réflexions

 

De plus en plus, le monde politique, les organisations non-gouvernementales, et les populations réclament et œuvrent pour la paix.  Néanmoins, les évènements entre la Russie et l’Ukraine sont preuves de la fragilité d’un accord de paix même si c’est signé par un gouvernement national. Est-ce futile ou dérisoire d’œuvrer pour la paix entre les nations ?  Avons-nous une vision claire sur le futur concernant la notion de « la paix » dans le monde ?

 

Le Seigneur Jésus-Christ a fait des déclarations assez révélatrices concernant la paix dans le monde. D’abord, il dit « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu, » (Mt 5.9).  Plus tard il développe le thème en profondeur et fait comprendre que la « paix » qu’il offre n’est pas comme la « paix » qu’offre le monde - « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne…, » Jean 14.27. Il dit encore, « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres…Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre…parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé, » Matthieu 24.6-13.

 

Jésus prédit avec clarté le futur du monde en disant que « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde, » Jean 16.33.  Donc, dans les textes, Jésus-Christ parle d’une paix qui est procurée auprès de Lui tandis que le monde est bouleversé par les tensions humaines. Aussi, il parle des tensions politiques entre nations et les dérèglements de la nature qui feront du tort aux habitants de la terre.

 

L’apôtre Paul dans son épitre aux Thessaloniciens exprime le faux espoir d’une paix entre les nations : « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, » (1 Thess. 5.3). Cette paix qui semblerait acquise serait trompeuse et éphémère. Cette paix, serait-elle plutôt une paix religieuse entre toutes les religions ?  Comment une telle paix pourrait être fragile ? Par exemple, si pour avoir la paix entre les religions certaines acceptaient que les pactes et les relations avec le diable n’empêchaient pas une pratique chrétienne avec Dieu, il est évident que cette posture serait contraire aux instructions de Dieu. Il y a inimitié entre Jésus-Christ et le diable qui dirige le monde contre les valeurs de Dieu. Une paix qui serait construite sur les valeurs humaines contraires à Dieu serait balayée par l’ultimatum de Celui-ci afin d’établir une paix éternelle et constante.

 

Que veut dire Jésus-Christ à propos de la paix entre nations ? Veut-il dire que le monde recherchera la paix en essayant d’éliminer toutes les causes perturbatrices y compris par le moyen de la guerre, le compromis des valeurs humaines, économiques, ou morales ? Par quel moyen recherchons-nous la paix ?

 

Espérer la paix au milieu de la détresse, des calamités, des douleurs et de la mort, n’est pas futile ni dérisoire. Mais, la paix ne peut être obtenue à n’importe quel prix !  Jésus-Christ, propose dès à présent une paix sans forcément faire disparaître toutes les causes de tensions. Son objectif est que l’humanité se concentre sur la fraternité et qu’elle s’efforce de vivre le respect entre humains afin de motiver le changement vers un monde meilleur et un monde futur où même les espèces bénéficieront de la même nature paisible.

 

Il est donc possible d’obtenir la paix entre les humains à petites échelles mais pas une paix complète entre les nations car l’amour refroidit de plus en plus dans les coeurs des hommes. Les valeurs morales reflètent le caractère de Jésus-Christ.  Forcément, sa méthode pour obtenir la paix inclut ses valeurs fondamentales. La paix de Jésus-Christ est donc salutaire pour ce monde présent.  Cette paix par le changement de caractère moral et humain que seul Jésus-Christ peut parfaire peut avoir une durée éternelle. La paix durable qui existera sera celle motivée par l’amour de Dieu dans le coeur de celui ou de celle qui aura une confiance entière en la personne de Jésus-Christ.

 

Sean Dowding, Aumônier

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L'humilité devient trop cher

on mardi, 11 mars 2014. Posted in Réflexions

 

Plus que jamais, tout passe par le multimédia et les réseaux sociaux. Le CVs, les concours professionnels et amateurs de talents, ainsi que la vente de la personnalité poussée par le rêve « bling-bling » sont publiés en ligne et sur la place publique où chacun espère la reconnaissance par des sponsors qui sont les détenteurs du pouvoir convoité. Malgré toutes ces nouvelles méthodes qui permettent d’attirer l’attention sur soi et l’engouement des décideurs, les veilles attitudes comme l’orgueil et le mépris resistent et sont toujours au rendez-vous dans tous les milieux.

 

Il faut être courageux pour être humble. C’est au prix de la non-reconnaissance. Un prix que beaucoup de jeunes professionnels ne sont pas prêts à payer car pour exister la société exige qu’ils soient populaires. Avec le maître « orgueil » on fait tout pour plaire, pour être vu, et être auprès des personnes susceptibles de booster notre ascension professionnelle. Souvent, le service aux clients, le temps de travail ainsi que les collaborateurs en font les frais.  L’enfant de l’employé est parfois projeté vers un avenir tracé par les « graissages de pattes » et le donnant-donnant entre le patron, l’employé ou le futur recruté.  En effet, le patron veut placer son fils ou sa fille en milieu sûr, l’employé veut arriver au top de l’échelle hiérarchique et le recruté veut être sûr de son embauche et/ou prétendre aux grâces du patron pour un bon salaire.  Chacun orchestre son bilan favorable aux yeux du « pouvoir » datant de milliers de siècles : la gloire terrestre et l’orgueil.

 

C’est décevant quand un tel système et un tel trafic d’influence prospèrent dans le milieu ecclésial sensé être le berceau du service désintéressé et de la formation à l’humilité.  « Bonjour le dégât ! » est le cri des fidèles voyant que leurs serviteurs veulent être maîtres et les membres du « sanhédrin » veulent être « le souverain. »  Plus personne ne veut laver les pieds de Jésus avec leurs larmes de repentance et de supplications ni lui offrir le parfum du meilleur de soi car c’est trop cher. Cette humilité est trop risquée, dirait-on, car l’on peut être relégué à l’invité sans invitation. Avec un peu d’habileté on arriverait à s’asseoir à la table. Pour beaucoup, être orgueilleux n’est pas malsain mais peut être un potentiel don de leadership, de confiance en soi et de perspicacité intellectuelle. Si l’autre en face de nous est complètement effacé dans son humilité, aucune raison de le considérer voire même lui prêter un peu d’attention, dirait-on.

 

L’absence de remords est un obstacle à la repentance qui exige d’être désolé d’un fait ou d’un acte causant du tort.  Ainsi, faire naître le besoin de s’excuser ou de demander pardon voire même pardonner un autre devient difficile. Demander pardon ou s’excuser réellement avec regret exige la démolition de la tour d’orgueil et de la chute de l’empire de l’amour du pouvoir et de la gloire. Oui, l’humilité engendre l’embarras de faire face à l’échec et de l’accepter à la vue de ceux et celles devant qui l’on avait bâti un palais de verre et de sable. La quête de pouvoir peut être obsessionnel et dangereux. Le meilleur de nous devrait s’efforcer de se tenir droit et imperturbable face au risque d’être ridiculisé et traité de naïf.

 

Sachant que la plupart des êtres humains ne saurait pas résister à l’abus de leur pouvoir, cela fait quelques milliers d’années que Jésus-Christ a averti ses disciples : « Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur;  et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Matthieu 20.25-28.

 

Cette instruction aura-t-telle du succès auprès des disciples d’aujourd’hui ? Puisque Jésus-Christ nous le recommande, il est possible de marcher humblement parmi les hommes et avec Dieu.   Le service aux autres peut procurer la joie et l’épanouissement. Oui, c’est plausible que l’on fasse le meilleur service sans être mentionné, ni reconnu ni remercié par un seul bénéficiaire. Et alors ? Efforçons-nous d’être des serviteurs inutiles ! Cela plaira à Dieu.

 

 

Sean Dowding, Aumônier

 

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La crainte de l'Éternel est le commencement de la science ; Les insensés méprisent la sagesse et l'instruction.

Proverbes 1.7